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Le Costes de Saint Honoré a installé son restaurant dans les patios et la cour de son hôtel parisien. On y accède après avoir traversé un long couloir sombre, dont l’entrée est gardée par des portiers au le look de garde du corps de films d’espionnage.
Les tables extérieures s’entassent sous des parasols clairs qui répondent aux capiteuses tentures des salons aux lumières tamisées. L‘endroit est branché et le convive aura ainsi la chance d’être épaule contre épaule avec de richissimes étrangers, des journalistes de mode ou des célébrités du moment, dont les immenses lunettes noires même par temps de pluie – marquent volontairement leur lassitude du monde.
Approuvant sur la carte un jus de carotte, je demandais au serveur en guise d’apéritif, de me préparer un verre de jus de carotte/jus de tomate, une manie savoureuse attrapée aux Etats-Unis.
Quelques longues minutes plus tard, le serveur revenait affolé, le chef avait refusé de préparer ma « mixture ». Il n’était pas question pour lui de mélanger son délicieux jus de carotte avec du vulgaire jus de tomate…
Refusant de m’avouer battu, je commandais donc le fameux de jus de carotte, un jus de tomate et je réclamais un verre vide. Je remplissais alors la moitié du verre de jus de tomate, puis je complétais d’un demi jus de carotte.
Soudain, je m’aperçus que les convives des tables alentours m’observaient dans un silence lourd et le serveur inquiet, me prévint que « le chef allait hurler et qu’il risquait de passer».
Malgré une carte sans originalité mais rassurante avec ses crevettes, ses viandes aller-retour et ses légumes au filet d’huile, et selon le magazine Be « un service odieux et lent…dont on ne s’offusque pas » pour cause de Fashion code, on pourrait s’attendre à ce que tous les caprices culinaires soient satisfaits, pour cause de jet set… Mais à la condition de ne pas sortir de la partition du bonheur culinaire selon Costes…

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L’Hôtel Stanford  à Palo Alto en Californie est magnifique. La bâtisse est recouverte d’un bois sombre et chaleureux, les chambres sont meublées avec des meubles américains anciens et  cirés (pas recouvert de ce vernis qui ressemble à du plastique dur), un parc magnifique aux eucalyptus protégés par la loi de l’Etat,  cache une piscine à l’aménagement intimiste.

stanford hotel california

Mais, il faut impérativement éviter son restaurant appelé le Duck Club Car, si le menu est « en français », certainement pas la cuisine …
La salle décorée « chic californien » est une sorte de must du mauvais goût américain. Les serveurs, vêtus façon garçon de café parisien, remplissent le verre de vin à raz bord. Les convives sont aussi bruyants  que dans le reste des Etats-Unis et s’imaginent qu’ils vont maigrir en préférant le coca diet ou la bière blanche plutôt au merlot.
J’ai commandé « une côte de veau au champignon », seule viande blanche au milieu des steaks de 500 grammes, des côtes de bœuf de 1,5 kg, ou des demi-canards…  Le veau est très peu consommé aux US. Pour deux raisons : il s’agit d’abord d’un produit de luxe, ensuite,  ce plat est très critiqué par les ligues de défense des animaux, car c’est du « bébé »…
En fait, j’ai vu arriver trois quarts d’heure après avoir commandé, une côte énorme digne d’un « bébé dinosaure ». Elle était à peine grillée de chaque côté (rien à voir avec une cuisson rosée). Un champignon de Paris, également grillé,  était posé dessus. Pas un feuille de salade, pas une goutte de sauce, pas un grain de riz, ou une mini-courgette de déco, …rien  ne venait troubler l’équilibre brun /beige dans l’immense plat blanc, rebaptisé « assiette ».
A la deuxième bouchée, j’étais déjà étouffée.  Le serveur  m’expliqua avec un léger frémissement montrant sa réprobation que « non, il n’y avait pas de sauce, pas de moutarde, pas de légumes…Mais du ketchup, au goût fumé, si j’y tenais… »
Un conseil, méfiez-vous du singulier dans les menus américains.

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Qu’est-on prêt à accepter pour être à la mode ?

Cédant à la folie collective qui semble s’emparer de mon entourage, je me laissais convaincre d’aller chercher des « Louboutin » dans un des ses magasins parisiens. Selon mes proches les fameuses semelles rouges étaient devenues indispensables à mon standing en cas de sortie: « Et c’est exactement les modèles que tu aimes ! ». Soit, je ne lutte jamais très longtemps contre une envie de chaussures. Comme nombres de femmes, la chaussure est LA thérapie souveraine contre toutes les déprimes et déceptions de ce monde.
La petite boutique rue JJ Rousseau est remplie de modèles magnifiques aux talons vertigineux. Originale,  J’ai choisi une énième paire d’escarpins vernis. Restait à trouver une vendeuse…

C’est une opération plutôt compliquée, car je devais passer en dessous de leur ligne de vision. En effet, les vendeuses dépassent  le mètre quatre-vingt et pèsent moins de cinquante kilos. Elles semblent étrangement distantes et  indifférentes et se promènent lentement dans le magasin, juchées sur les talons interminables de Louboutin allongeant encore leurs jambes maigres ( en réalité fines, mais je suis jalouse !).

Je finissais par arrêter une grande bringue que je pensais être une vendeuse, bien décidée à essayer mes escarpins. Habillée de noir, elle semblait sortir d’une soirée de la Jet Set. Evidemment, elle était brésilienne, massacrait le français et épuisée faisait tout répéter trois fois.  Son regard volontairement arrogant suffisait à me culpabiliser pour le régime que je n’arrive pas à suivre, ma tenue de week-end un peu trop décontractée pour le lieu,  et les dix centimètres manquants que les Louboutin devraient m’aider à rattraper….

Les escarpins présentés étaient un « poil» trop grands, mais la belle étrangère ne semblait pas décider à me fournir la taille en dessous. A ma troisième remarque, elle me balançait « A oui, bien sûr, vous portez des bas de compression ».  Face à ma stupéfaction, elle me balançait « Je vais vous ramener quelques choses avec moins de talons »…
Elle revenait quelques longues minutes plus tard avec des chaussures de grand-mère équipées de talons larges de 4 cm, idéals pour les circulations difficiles. A l’instant, où j’allais lui jeter ses godillots à la figure, elle glissait  « juste un peu de secondes » vers un couple. Le mari, conseillé par cette même vendeuse la veille avait acheté une paire deux pointures en dessous de celle de sa malheureuse épouse.

10 minutes plus tard, je sortais avec les chaussures – j’avais fait le trajet pour ça – la vendeuse sentant ma colère m’annonçait « Qu’au moins,  j’avais maintenant de belles chaussures», mais son regard glissait aussitôt avec un sourire triste sur mon jeans.
Je ne sais pas si je porterai un jour ces escarpins… Mais je sais que ce seront mes dernières Louboutin achetées dans la vraie vie, le e-commerce sinon rien.

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Le Tsé, porte d’Auteuil, vient d’ouvrir à nouveau ses portes après quelques semaines de fermeture pour travaux. Le chef en a profité pour revisiter sa carte… Dommage.

Les petits nems au foie gras ont été remplacés par de gros nems au poulet pas très originaux, servis avec un tas de feuilles de salade et une simple sauce « noc man ». Je vous rassure,  les nems du Tsé restent toujours  plus coûteux que ceux du traiteur chinois du coin et  il faut une bonne demi-heure d’attente pour  goûter à ce plat.

Le bouillon de canard laqué et ravioles au foie gras est à conseiller à ses ennemis secrets. Outre le prix, toujours  calculé sur le pouvoir d’achat des CSP++ branchés qui fréquentent le restaurant, le bouillon  à l’esthétique brunâtre est servi dans un bol, façon soupe chinoise. Au milieu, trempent des spaghettis trop cuits. Les deux uniques ravioles se vident mollement de leur foie gras, qui fond dans le bouillon. Ce qui lui donne un peu de goût au plat, mais prive le convive de foie gras. Quant aux morceaux de canard laqué tout en graisse et en vaisseaux élastiques, ils repartiraient en cuisine dans un restaurant chinois de quartier.

Quant au deuxième  plat choisit sans aucune excentricité : des coquilles saint jacques à la purée; bien que normalement goûteux, il ressemblait plus à une mise en bouche. En fait, il s’agissait de trois échantillons de coquille saint jacques perdus au milieu de la purée.

Face à ma déception, le garçon m’a promis qu’il allait voir « ce qu’il pouvait faire ». L’arrivée de l’addition m’a permis de savoir : Rien.


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Un couple, deux chefs, une carte vices versa à ne pas louper si vous passez vers Charlevoix ( 3h de route de Montréal en allant vers les baleines )
Ma douce pense même qu’ils méritent une étoile.
Deux visites en deux saisons différentes : l’appréciation est toujours la même.
Alors vous voyez que ma douce sait dire quand c’est du 0 défaut.
www.vicesversa.com
Et passez le bonjour à Danielle Guay et Eric Bertrand.

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Je déteste les avions, la réservation des places internet qui ne fonctionne jamais pour le deuxième passager (moi), l’enregistrement interminable des bagages et les leçons mal apprises des hôtesses  sur le poids ou la taille des valises, la sécurité  et ses files interminables pour la fouille, la douane et ses questionnements méfiants sur l’importation d’armes, de drogue ou de bombes, les bousculades pour sortir de l’avion, l’attente pour récupérer ses bagages au milieu des passagers stressés, les taxis trop petits quand ce n’est pas le car qui roule depuis 50 ans dans la moiteur des destinations touristiques.
Air transat, compagnie aux tarifs très compétitifs, se démène pas mal pour compléter le tableau et pour nous faire mériter l’appellation « red eyes » (surnom attribué aux passagers des vols de nuit des compagnies intérieures américaines) et pour vous en  donner pour votre argent.
Côté business,  pas de lounge. Dans les avions, un nettoyage minimum entre les rotations, les fauteuils en cuir ont des accoudoirs fixes (je vous laisse imaginer le voyage transatlantique pour une personne un peu « lourde ») ; les dossiers s’inclinent seulement de quelques degrés. En même temps, ça nous évite de glisser : il n’y a pas de cale pied même dans les vols de nuit. Les derniers rangs des business n’ont généralement pas le choix des plats, et les films – politiquement et familialement corrects pour les canadiens- sont diffusés dans la cabine (pas de chance pour ceux qui investissent sur la business pour dormir avant un RDV).
Le personnel perpétuellement agacé, vous répond « deux minutes !.. » chaque fois que vous demandez un verre d’eau, plutôt que le mousseux, spécial migraine.
Côté éco, c’est vraiment rustique : les fauteuils sont serrés au maximum, les boissons sont payantes et les plateaux-repas réduits à un mini sandwich. Pendant les vols de nuit, l’équipage fait des annonces toutes les heures pour indiquer que le duty free est ouvert à l’arrière de l’avion et que « Des boissons ou des packs voyages écologiques et réutilisables composés d’une couverture, de bouchons d’oreilles et d’un  appui tête sont toujours en vente à l’arrière de l’avion ».
Ajoutez quelques bébés qui pleurent à chaque changement de pressurisation de la cabine, les allées et retours vers les toilettes pas assez nombreuses, vous obtenez un voyage d’enfer…
Que sont les passagers pour les compagnies, certainement pas pour des consommateurs, des clients…. Un autre mot ?

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L’hotel Loews Le concorde,  un des seuls buldings de la vieille ville de Québec, est fameux pour son restaurant  tournant au dernier étage de la tour l’Astral.  Le Concorde, refait à neuf,  nous avait été recommandé par une connaissance (Michèle Blanc). Je vais me tenir un peu…
…Donc, je passe rapidement sur  le bon goût des designers du continent  américain, qui considèrent que meubles «solides » est synonyme de meubles « beaux » et restent fidèles au papier peint uni beige, qui  filerait  le bourdon même au gagnant du loto.

…OK,  j’avais cherché les ennuis, en optant pour une agence qui utilise la réservation sur internet. J’ai donc récupéré une chambre à côté des ascenseurs, dont le bruit était couvert par celui de la climatisation. Évidemment, il était impossible de récupérer le voucher pour « aller dormir ailleurs » mais il n’était pas non plus possible de changer de chambre, même  avec supplément, car la réception ne savait pas combien l’hôtel me faisait payer !
Évidemment, ce genre de problème arrive le week-end toujours après un long voyage, juste quand l’agence chargée de nous faciliter le voyage est fermée.
… Hélas, la valse incessante des quatre machines desservant tous les étages n’arrivait pas à réduire la file d’attente des clients, qui débordaient largement dans le hall. Un hall également envahit par des files d’attentes devant la réception. Où, une équipe paniquée et étrangement lente n’arrivait pas à endiguer le flot des demandes.
En fait, tous les process  de cet hôtel avaient dû être conçus par un monomaniaque de la sécurité.
Par exemple, les femmes de ménage ne pouvaient prendre le linge dûment référencé dans une fiche pressing, sans que la réception n’ait été prévenue.  De même,  les portiers avaient besoin d’un ticket tamponné uniquement par la réception pour sortir la voiture du parking. Les voituriers attendaient donc  au milieu des piles de bagages le fameux ticket tamponné.

Mais, le mot de « désorganisation » prenait tout son sens quand un car jetait devant le Loews un groupe de retraités thaïlandais, aussi fatigués et paniqués que nos retraités français. Leurs valises, faute d’attribution de chambres, s’amoncelaient dans le hall. A bout de patience, nos retraités s’agglutinaient bientôt devant les ascenseurs  en poussant de petits cris aigus et les petites grand-mères asiatiques, s’effondraient sur leurs bagages car le nombre de fauteuils dans le hall était ridiculement faible.

Grâce à l’efficacité de son personnel et la qualité de son service, le Loews n’avait rien à envier à un gare parisienne, un jour de grève.

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Le Taj Lake Palace tout de dentelle de marbre blanc est posé au milieu d’un lac à Udaïpur. De nombreuses scènes du James Bond « Octopussy » ont été tournées dans cet écrin. Les hôtes n’y accèdent que par bateaux. Ils sont accueillis comme des maharajas par des portiers en turbans. Les chambres sont minuscules mais les marqueteries et les dorures sont exceptionnelles.  
Evidemment,  il y a un piège.
Le soir, les touristes sont bloqués au milieu du lac et doivent donc dîner à l’hôtel. La plupart transportés par le rêve exotique,  sortent les tenues de soirée. En douceur, le maître d’hôtel ne manque pas de conseiller la dégustation d’une assiette de douze plats indiens, pour un tour culinaire de l’Inde. La délicatesse du service cache la cruauté du cuisinier…


Il faut consommer les mini-coupes en suivant le sens des aiguilles d’une montre. A « une heure », une légère touche de curry relève les lentilles ; à « deux heures », les épices se complètent d’une pointe de piment ; à « trois heures », il fait un peu chaud dans la salle ; à « quatre heures », on ne sait plus s’il s’agit de viande ou de poisson, à « six heures » tous les convives ont trempés leur chemises ; à « sept heures », ils ont déjà vidés deux ou trois bouteilles ;  à « huit heures », le piment semble être le seul ingrédient et les cheveux soigneusement  brushignés des américaines collent désormais sur leur front trempé…
Dans la salle, silencieuse depuis « cinq heures », une sorte de compétition s’installe : « Qui s’enfuira le premier ? »
J’ai dû quitter la pièce en courant à « neuf heures », mon palais tenait mais pas mon intestin… et dire qu’il y avait peut-être des hamburgers !

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La baie d’Ha Long… de nombreux reportages de voyage et même un James bond, nous vantent  la beauté de cette baie, désignée comme patrimoine mondial par l’Unesco. Les spectateurs admirent les jonques des pêcheurs  glissant lentement sur une mer d’huile au milieu de milliers de pitons dressés telle une armée face à la mer…
Evidemment, nous ne pouvions manquer « THE croisière »  dans la baie d’Ha Long.

La jonque « grand luxe » était tout en teck verni au  raffinement très asiatique. L’équipage était pléthorique mais  muet.  Le paquet vernis était ciré chaque matin avant le réveil des passagers, ce qui me permis de réaliser plusieurs sauts périlleux arrière ; le responsable de cabine après ma dernière glissade, me fit d’ailleurs un signe admiratif de la tête, sans m’aider pour autant à me relever.
Quant aux cabines, équipées d’une mini-salle de mini-douche,  elles étaient éclairées par des lampes couleur bronze. A cet instant, nous nous prenions pour des héros de roman du 19ème.

Hélas, mon humeur ludique allait bientôt changer.

Dotés de je ne sais quel don de divination, quelques couples (toujours les mêmes) se précipitaient cinq minutes avant les autres dans la minuscule salle à manger, façon horde barbare, bloquaient l’accès et  se bousculaient devant le buffet ne laissant rien. Ils se battaient pour le même menu qui fut servi pendant tout le voyage (salade de légumes, poissons, salade de fruits ). Et, les portions plutôt congrues dans un premier temps diminuaient à chaque repas. Quant au personnel, il nous observait sans intervenir avec d’énigmatiques sourires, façon film de série B sur la guerre du Vietnam.

Tenaillée par la faim, il ne me restait plus qu’à supporter des heures de déplacement au ralenti au milieu de 1 600 îlots. A partir de la dixième heure, le pic deviennent rocher ; à la vingtième, c’est un caillou…. Pour m’occuper, je comptais les bateaux de touristes, plus nombreux que les barques de pêcheurs. Il y  avait bien de temps en temps,  la visite d’une île avec grotte, comportant à chaque fois, un marché avec les mêmes bijoux et petits objets fabriqués en Chine.

Enragée par l’inaction et le manque de sommeil, coincée avec des gens que j’avais envie de noyer,  je serrais les dents pour supporter ces chères familles,  dont je connaissais tout de la vie intime et intestinale grâce aux parois de bois. Ces familles, qui font la joie des voyages organisés,  et ces « enfants des autres » qui pleurnichent sans cesse parce qu’ils s’ennuient ou veulent faire pipi.

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